Le cheval, un médiateur

Le cheval,  médiateur du développement de la personne

Sa fonction culturelle et relationnelle
Le cheval est un être vivant avec lequel on peut construire une relation affective originale et unique : il est le seul animal monté dans notre civilisation occidentale.

L’équitation est COMMUNICATION : c’est une conversation permanente entre le cavalier et son cheval (conversation qui s’établit par l’intermédiaire du corps, des gestes et mimiques du cavalier).

Sa fonction pédagogique
Très sensible et réceptif aux postures et mimiques, le cheval impose au cavalier de dominer ses affects et ses émotions. Par ses réactions soudaines, il favorise la prise de conscience du réél. L’animal pose ses exigences, contraignant le cavalier qui le monte à moduler ses actions, à contrôler son agressivité et à sortir de son inhibition. Le cavalier se met dans une situation où il devra non seulement acquérir des « SAVOIR-FAIRE » (certains apprentissages équestres) mais également des « SAVOIR-ETRE qui passent par le contrôle de ses réactions et le respect de l’animal.

Sa fonction rééducative au niveau fonctionnel
De part son activité locomotrice, le cheval en mouvement permet l’acquisition de la notion d’équilibre, le renforcement de la musculature, le travail du tonus musculaire etc…

Sa fonction thérapeutique au niveau psychomoteur
Le cheval peut servir d’intermédiaire dans l’acquisition de notions telles que :

  • le schéma corporel
  • l’espace-temps
  • la latéralité
  • l’équilibre

Sa fonction thérapeutique au niveau psychique
Le cheval s’avère est un médiateur privilégié pour celui qui refuse tout ce qui lui rappelle « l’humanité de l’homme ». Etablir le lien avec le cheval peut-être du plus grand intérêt car le patient accepte du cheval ce qu’il ne tolère pas de l’homme.

Sa fonction sportive et de loisirs
La pratique de l’équitation :

  • engendre la volonté, le goût de l’effort et du dépassement de soi, l’acceptation de ses limites et de l’échec,
  • favorise l’échange qui s’établit avec l’animal et le groupe,
  • a un effet normalisant : l’activité équestre pratiquée comme sport ou comme loisir apporte aux personnes déficitaires l’occasion de s’affronter avec les mêmes armes que les autres participants. Cette arme, c’est bien sûr le cheval, qui lui, possède l’intégrité de ses capacités.